Petits détails / Estime de soi / S'incliner
Les petits détails
As-tu idée de la façon dont tu te jugerais si ta dernière heure était venue ? Celui qui simule une telle réflexion a tendance à imaginer qu'il serait fier d'un certain nombre de "grandes choses" (du moins à l'échelle de sa place dans le monde) qu'il a réussi à accomplir durant son existence, et honteux d'un certain nombre de "choses dramatiques" qu'il n'a pu s'empêcher de commettre. Eh bien, la plupart de ceux qui ont réellement eu l'impression de "vivre leur mort" (par exemple, au cours d'un accident dont ils étaient certains de ne pas réchapper, ce qui a déclenché en eux une extraordinaire accélération de la mémoire, leur faisant littéralement revivre leur vie entière, alors que finalement ils s'en sont sortis indemnes) disent tout autre chose. Et ce qu'ils affirment correspond assez aux grands enseignements des sages… Dans l'état de conscience où ils se trouvaient, ils se sont rendu compte que les "grandes choses" dont se sentaient fiers, comme les "choses honteuses" qu'ils regrettaient, avaient été en quelque sorte décidées en dehors d'eux –du fait de déterminismes sociaux, ou génétiques, ou circonstanciels sur lesquels ils ne pouvaient rien.
En revanche, ils sont tous d'accord : en voyant défiler leur vie, ils ont découvert, stupéfaits, que leurs réels moments de liberté –et donc de responsabilité– avaient été les myriades de petits détails dont la vie est tapissée et auxquels, le plus souvent, ils n'avaient accordé aucune espèce d'importance. Fais-y attention : vivre "ici et maintenant", cela veut généralement dire : dans les détails. C'est sans doute aussi la raison de ce dicton : "le diable se cache dans les détails".
"Sois attentif à tout, même aux détails sans importance." Myamoto Musachi
Estime de soi
Certaines personnes ont le don de se dévaloriser, d'autres savent qu'elles sont un cadeau pour le monde. La différence ? L'estime de soi, une dimension de la personnalité qui a besoin d'être régulièrement alimentée. Car s'aimer plus, s'aimer vraiment, pour certains, c'est difficile. Parfois on n'a pas reçu, enfant, les informations propices pour se programmer positivement. Soit à cause de la répétition de messages négatifs : "tu es idiot, incapable, laisse, je vais le faire". Soit à cause d'un manque d'intérêt des parents pour les peines et joies de leurs enfants. Ces derniers apprennent à ne plus les montrer, et même à ne plus en ressentir. Dès lors, ils pensent être sans intérêt et se considéreront, adultes, comme des êtres sans importance. Les graines de l'estime de soi devraient donc être semées très tôt, et même avant la naissance puisque nous savons aujourd'hui que le fœtus reconnaît la voix de son père et de sa mère et qu'il est important de lui parler. L'observation des enfants montre que les choses se mettent en place avant la huitième année. Toutefois, certains adultes réussissent à construire une estime de soi très forte malgré un mauvais départ. A l'échelle de l'estime de soi, tu peux augmenter ton score en suivant les conseils de Rosette Poletti, analyste transactionnelle.
Débusque tes pensées erronées
1- Cesser de penser en termes de tout et de rien. A l'évidence, la vie de chacun comporte le meilleur et le pire. La plupart du temps, il n'y a pas d'absolu, rien n'est complètement noir ou blanc. Si tu te rends compte que tu te polarises toujours sur le pire pour négliger le meilleur, change de disque ! Tu as certainement réussi à créer quelque chose dans ta vie.
2- Filtrer les informations. "Cette fête est complètement ratée, il a plu tout le week-end, j'aurais mieux fait de rester couché". Si tu as ainsi pris l'habitude de ressasser automatiquement les mauvaises nouvelles en fin de journée, de souligner les critiques et les reproches que tu as encaissés, pense plutôt, chaque soir avant de t'endormir, à dérouler le film de tes succès : la fête ratée t'a permis de revoir une amie perdue de vue et ce temps de chien, de remettre à jour l'album photo de famille, et c'était bien agréable.
3- Evite les conclusions hâtives. Prédire que les choses vont aller mal, c'est se mettre en condition pour faire en sorte qu'elles ne fonctionnent pas. Ce type de pensées a des effets négatifs sur la réalité : les psychologues les appellent les "programmateurs d'échec". Change de parti pris et fais-toi un moral tout neuf en disant : "je vais mettre toutes les chances de mon côté pour que ça marche".
Prends la responsabilité de ta vie
1- Fais la liste de toutes les choses désagréables que tu t'es imposées cette semaine encore. Une fois que tu auras établi la liste de ce que tu ne veux pas, définis tes priorités. Qu'est-ce qui est important pour toi ? Quelles sont les priorités dans ta vie ? Définir ce que l'on veut, c'est sortir des doutes et du marasme, se redresser et augmenter son estime de soi.
2- Exprime clairement tes besoins. Atteindre ses objectifs, aller vers ce que tu veux pour toi-même demande une démarche vers les autres, vers l'entourage. Depuis l'enfance, on nous a appris la discrétion, une véritable vertu. Ce n'est pas une raison pour se sentir coupable à chaque fois que l'on demande un service. Tes amis ne passent pas leur temps à te deviner. Exprime-toi. Au lieu de blâmer, dis clairement ce que tu veux. Tu t'éviteras bien des frustrations et des malentendus, sources de complications avec ton entourage.
3- Pratique l'art des petits plaisirs. L'estime de soi, c'est comme la santé, ça s'entretient quotidiennement. Décide enfin de te faire du bien et de susciter le meilleur. Il faut pour cela se faire un plaisir tous les jours, d'une manière ou d'une autre –ce peut-être en évitant de faire plus d'une corvée et un petit plaisir. L'estime de soi demande d'y consacrer un minimum d'énergie. Et quand vraiment tout semble aller mal, un brin de dérision n'est pas à dédaigner non plus.
S'incliner
Il existe deux façons de s'incliner. La première écrase, la seconde élève. Les modernes, individualistes par essence, et facilement un peu paranoïaque –une maladie infantile de l'ego en construction– ont tendance à ne voir que la première, aussi ancienne que la vie : l'esclave s'incline devant son maître et se met à sa merci, comme l'animal se soumet à plus fort que lui. Mais il y a une seconde façon de s'incliner, infiniment plus consciente et raffinée. C'est celle du chevalier qui s'incline devant sa dame, ou du héros qui plie genou devant son roi.
Le sage, même très initié, sait qu'il ne sait rien et s'incline devant ce qui le dépasse infiniment. Ce faisant, par un retournement qui ressemble à une métamorphose, son humilité se transmue en lumière. Telle est aussi la soumission glorieuse du croyant qui se soumet à la transcendance, expérimentant en lui-même combien, à la fois, il participe à celle-ci tout en étant créé par elle.
As-tu idée de la façon dont tu te jugerais si ta dernière heure était venue ? Celui qui simule une telle réflexion a tendance à imaginer qu'il serait fier d'un certain nombre de "grandes choses" (du moins à l'échelle de sa place dans le monde) qu'il a réussi à accomplir durant son existence, et honteux d'un certain nombre de "choses dramatiques" qu'il n'a pu s'empêcher de commettre. Eh bien, la plupart de ceux qui ont réellement eu l'impression de "vivre leur mort" (par exemple, au cours d'un accident dont ils étaient certains de ne pas réchapper, ce qui a déclenché en eux une extraordinaire accélération de la mémoire, leur faisant littéralement revivre leur vie entière, alors que finalement ils s'en sont sortis indemnes) disent tout autre chose. Et ce qu'ils affirment correspond assez aux grands enseignements des sages… Dans l'état de conscience où ils se trouvaient, ils se sont rendu compte que les "grandes choses" dont se sentaient fiers, comme les "choses honteuses" qu'ils regrettaient, avaient été en quelque sorte décidées en dehors d'eux –du fait de déterminismes sociaux, ou génétiques, ou circonstanciels sur lesquels ils ne pouvaient rien.
En revanche, ils sont tous d'accord : en voyant défiler leur vie, ils ont découvert, stupéfaits, que leurs réels moments de liberté –et donc de responsabilité– avaient été les myriades de petits détails dont la vie est tapissée et auxquels, le plus souvent, ils n'avaient accordé aucune espèce d'importance. Fais-y attention : vivre "ici et maintenant", cela veut généralement dire : dans les détails. C'est sans doute aussi la raison de ce dicton : "le diable se cache dans les détails".
"Sois attentif à tout, même aux détails sans importance." Myamoto Musachi
Estime de soi
Certaines personnes ont le don de se dévaloriser, d'autres savent qu'elles sont un cadeau pour le monde. La différence ? L'estime de soi, une dimension de la personnalité qui a besoin d'être régulièrement alimentée. Car s'aimer plus, s'aimer vraiment, pour certains, c'est difficile. Parfois on n'a pas reçu, enfant, les informations propices pour se programmer positivement. Soit à cause de la répétition de messages négatifs : "tu es idiot, incapable, laisse, je vais le faire". Soit à cause d'un manque d'intérêt des parents pour les peines et joies de leurs enfants. Ces derniers apprennent à ne plus les montrer, et même à ne plus en ressentir. Dès lors, ils pensent être sans intérêt et se considéreront, adultes, comme des êtres sans importance. Les graines de l'estime de soi devraient donc être semées très tôt, et même avant la naissance puisque nous savons aujourd'hui que le fœtus reconnaît la voix de son père et de sa mère et qu'il est important de lui parler. L'observation des enfants montre que les choses se mettent en place avant la huitième année. Toutefois, certains adultes réussissent à construire une estime de soi très forte malgré un mauvais départ. A l'échelle de l'estime de soi, tu peux augmenter ton score en suivant les conseils de Rosette Poletti, analyste transactionnelle.
Débusque tes pensées erronées
1- Cesser de penser en termes de tout et de rien. A l'évidence, la vie de chacun comporte le meilleur et le pire. La plupart du temps, il n'y a pas d'absolu, rien n'est complètement noir ou blanc. Si tu te rends compte que tu te polarises toujours sur le pire pour négliger le meilleur, change de disque ! Tu as certainement réussi à créer quelque chose dans ta vie.
2- Filtrer les informations. "Cette fête est complètement ratée, il a plu tout le week-end, j'aurais mieux fait de rester couché". Si tu as ainsi pris l'habitude de ressasser automatiquement les mauvaises nouvelles en fin de journée, de souligner les critiques et les reproches que tu as encaissés, pense plutôt, chaque soir avant de t'endormir, à dérouler le film de tes succès : la fête ratée t'a permis de revoir une amie perdue de vue et ce temps de chien, de remettre à jour l'album photo de famille, et c'était bien agréable.
3- Evite les conclusions hâtives. Prédire que les choses vont aller mal, c'est se mettre en condition pour faire en sorte qu'elles ne fonctionnent pas. Ce type de pensées a des effets négatifs sur la réalité : les psychologues les appellent les "programmateurs d'échec". Change de parti pris et fais-toi un moral tout neuf en disant : "je vais mettre toutes les chances de mon côté pour que ça marche".
Prends la responsabilité de ta vie
1- Fais la liste de toutes les choses désagréables que tu t'es imposées cette semaine encore. Une fois que tu auras établi la liste de ce que tu ne veux pas, définis tes priorités. Qu'est-ce qui est important pour toi ? Quelles sont les priorités dans ta vie ? Définir ce que l'on veut, c'est sortir des doutes et du marasme, se redresser et augmenter son estime de soi.
2- Exprime clairement tes besoins. Atteindre ses objectifs, aller vers ce que tu veux pour toi-même demande une démarche vers les autres, vers l'entourage. Depuis l'enfance, on nous a appris la discrétion, une véritable vertu. Ce n'est pas une raison pour se sentir coupable à chaque fois que l'on demande un service. Tes amis ne passent pas leur temps à te deviner. Exprime-toi. Au lieu de blâmer, dis clairement ce que tu veux. Tu t'éviteras bien des frustrations et des malentendus, sources de complications avec ton entourage.
3- Pratique l'art des petits plaisirs. L'estime de soi, c'est comme la santé, ça s'entretient quotidiennement. Décide enfin de te faire du bien et de susciter le meilleur. Il faut pour cela se faire un plaisir tous les jours, d'une manière ou d'une autre –ce peut-être en évitant de faire plus d'une corvée et un petit plaisir. L'estime de soi demande d'y consacrer un minimum d'énergie. Et quand vraiment tout semble aller mal, un brin de dérision n'est pas à dédaigner non plus.
S'incliner
Il existe deux façons de s'incliner. La première écrase, la seconde élève. Les modernes, individualistes par essence, et facilement un peu paranoïaque –une maladie infantile de l'ego en construction– ont tendance à ne voir que la première, aussi ancienne que la vie : l'esclave s'incline devant son maître et se met à sa merci, comme l'animal se soumet à plus fort que lui. Mais il y a une seconde façon de s'incliner, infiniment plus consciente et raffinée. C'est celle du chevalier qui s'incline devant sa dame, ou du héros qui plie genou devant son roi.
Le sage, même très initié, sait qu'il ne sait rien et s'incline devant ce qui le dépasse infiniment. Ce faisant, par un retournement qui ressemble à une métamorphose, son humilité se transmue en lumière. Telle est aussi la soumission glorieuse du croyant qui se soumet à la transcendance, expérimentant en lui-même combien, à la fois, il participe à celle-ci tout en étant créé par elle.
Extraits du livre des questions "le jeu du Tao"
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Pour participer au Jeu du Tao, veuillez lire d'abord les modalités : introduction, instructions, règles de base.
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Pour participer au Jeu du Tao, veuillez lire d'abord les modalités : introduction, instructions, règles de base.
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