Dès qu'on se plonge dans la dimension spirituelle jaillissent les paradoxes. Comment dire l'indicible ? Comment raisonner sur la foi ? Et sur le don, sur le don de soi, ou sur le don de l'autre ?
Peut-être ajouteras-tu : "et comment prier pour demander la guérison tout en disant : que ta volonté soit faite ?"
A mon avis, toute la question est de savoir distinguer la part de notre vie sur laquelle nous avons du pouvoir et celle qui se trouve déterminée malgré nous par le monde, notre ascendance, notre
condition sociale, notre culture, etc. J'aime la prière qui dit : "aidez-moi à faire la part entre ce sur quoi j'ai du pouvoir et ce sur quoi je n'en ai pas. Puissé-je m'engager sur la première
part et accepter la seconde."
Une belle leçon à ce sujet m'a été donnée par un ami qui, ayant frôlé la mort, avait vécu une NDE (expérience de mort imminente). Au cours de ce "voyage" fantastique, il avait eu la sensation de
revivre toute sa vie. Et la première leçon qu'il en tira, au réveil, fut que tous les "grands moments" supposés de son existence -en bien ou en mal, grandes fiertés et grandes hontes- s'étaient
joués en dehors de lui. Alors que les vrais moments où il avait eu le guidon en main, il s'en était désintéressé parce qu'il s'agissait de détails, de tout petits instants, toutes petites
occasions, mais qui avaient jonché sa vie heure après heure.
Extrait de "parce que je ne veux pas mourir" - J.P. Moreau - Oh ! Editions
Livre des sagesses :
Foi
/
les Eléments /
Tout est possible
Commentaires