Métamorphose des petites souffrances en 7 étapes

Publié le par Maât-Saâhem



Mises au point au fil des ans par Bernard Montaud et les réseaux de l'association Artas, voici les rudiments d'un "protocole" susceptible de métamorphoser, en sept étapes, les petites souffrances en petites sources de progrès...

Des milliers de personnes utilisent cette méthode, seuls ou en groupe, certains quotidiennement, et en semblent satisfaites. Dans le réseau d'Artas, c'est le commencement de l'initiation. Tu peux toujours essayer -mais il semble qu'il vaille mieux commencer accompagné.

1- Tout d'abord, le sujet se pose (assis immobile, pas forcément en posture précise) et, s'observant calmement, se demande de quoi il souffre, là, tout de suite. 
L'idéal est de trouver une petite souffrance, récente et précise, un agacement, un chagrin, une colère, une vexation, une jalousie... un petit truc, qu'une pseudo-sagesse recommanderait de refouler bien vite, mais que la Psychologie Nucléaire (nom qui regroupe la science de ce réseau) recommande au contraire d'exhiber. Et de nommer. Pas évident. Mais essentiel. 
On ne passe pas à l'étape suivante tant qu'on n'a pas réussi à nommer sa souffrance (cette règle vaut pour tout le parcours -il vaut mieux "rester bloqué au niveau x " que de passer à la suite en bâclant, cela invaliderait tout). C'est notamment à cela que sert le groupe : à ne pas se contenter des apparences (une souffrance peut en cacher une autre) et à creuser dans ce qui fait mal (plutôt un petit mal, donc, surtout au début, les grands exigeant un travail insurmontable).

2- L'accusation : descendre dans "le pire de soi-même" en toute conscience ; avouer que, même pour une petite vexation, on aurait bien écrasé la gueule de l'imbécile qui en fut la cause. C'est notre partie ordurière infantile. Symbolisée dans les contes par le crapaud, qu'il faut oser embrasser. Apparemment plus facile que la première étape, mais pas toujours, la tentation existe de s'auto-accuser et de botter en touche.
Bernard Montaud et les gens qu'il a formés démasquent ce genre de subterfuge (et toutes les émotions dont se sert l'égo pour nous égarer) et t'aident à prendre conscience du dragon en toi.

3- La formulation dans le monde de l'autre : l'ayant copieusement insulté, tu te mets à sa place et comprends, naturellement, pourquoi il s'est comporté ainsi. Là non plus, démarche pas toujours facile, qui demande un soutien compatissant.

4- Le retour au silence : on a changé de point de vue, ce qui permet (sans se forcer, surtout pas) que remontent spontanément des souvenirs, parfois lointains, évoquant une souffrance similaire. Si rien ne vient, c'est souvent qu'on a raté une étape précédente. Le souvenir peut sembler incongru. Il faut l'observer avec curiosité.

5- La superposition : tel un détective, tu cherches les correspondances entre souffrance ancienne et souffrance récente. Etait-ce ta mère qui ne t'écoutait jamais ? Ton directeur d'école qui te faisait trembler de trouille ? Et le rôle du traître, qui le jouait ?

6- La trousse à solutions : lâchant la bride de ton imagination, laisse venir toutes les idées, même les plus folles, qui te permettraient de "gommer" la souffrance en question.

7- Enfin, l'engagement : parmi la myriade de solutions imaginées, choisis-en une qui soit réalisable (ça n'empêche pas l'audace) et engage-toi à la mettre en oeuvre avec précision, tel jour, à telle heure.

Transformer la souffrance en carburant pour évoluer : le plus sain des engagements !


à lire...
"la psychologie nucléaire" - collectif dirigé par Bernard Montaud, éd. Editas





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Extraits du livre des questions "le jeu du Tao"
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Publié dans Jeu du Tao

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